LEILA SE MEURT de Ali Chahrour

Festival d’Avignon

Le 23/07/2016

Au Cloître des Célestins

Note : 5/5

leila

L’intérêt de nous faire entrer dans ce monde (Chiite libanais) est que l’on part de la tradition pour aller vers une plus grande ouverture. il est question de parler en toute liberté de ce monde.
une harmonie comme celle-ci n’est pas si courante. La tradition doit être absolument respectée, et juste simplifiée pour devenir compréhensible.

Comme pour Fatmeh, c’est le corps « l’Acteur », le corps en souffrance pour accompagner la souffrance de deuil, avec parfois des gestes répétés longuement (de se frapper le front).

Cette fois, il y a deux musiciens sur scène, on est d’autant plus dans le présent. La musique très sobre, presque abstraite, avec trois grands tambourins d’un côté et deux ou trois instruments à cordes avec archet de l’autre. Bien sûr, les rythmes sont extrêmement complexes.

Des moments sont magiques, lorsque l’auteur et les musiciens se tiennent serrés et font quelques pas face à nous en chantant accompagnés d’un rythme au tambourin. C’est simple, très martial, imposant.

A chaque fois que la femme chante, c’est impressionnant. Seule ou accompagnée d’un instrument ou de refrain chanté par les musiciens.

Je ne sais pas trop où il y a un jeu, où est le réel, qu’est ce qui est représenté.

La femme est une « pleureuse », elle souffre donc pour les autres, avec les autres. L’histoire qu’elle raconte, je ne sais pas, ces parents morts, sont mari mort, son fils mort. Je prends tout pour elle, je ne sais pas.

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