« D’après une histoire vraie » de CHRISTIAN RIZZO

chorégraphie CHRISTIAN RIZZO
Création 2013
dans le cadre du festival d’Avignon

au Gymnase du lycée Aubanel
du 07 au 15 juillet 2013 (sauf le 11)

 

note personnelle : 4/5

 

D APRES UNE HISTOIRE VRAIE -

Photo Christophe Raynault de Lage/Festival d’Avignon

Le public était enthousiaste à la fin du spectacle. C’était très entrainant, une danse à la fois chaleureuse, retenue.
C’est surprenant de voir arriver petit à petit les danseurs (huit), tous des hommes, tous avec la barbe sauf un, avec des cheveux longs. Ils sont habillés de jeans gris plus ou moins foncés et de chemises également grises mais toutes différentes.
Leur danse se fait ample, savante, de gestes mesurés comme pour une cérémonie. Les genoux se  plis ensemble, les bras se lèvent au ciel, les mains derrière le dos, les jambes se déployent pour des mouvements très latéraux gardant tout le haut du corps fixe. Ils se réunissent parfois les uns à côté des autres en se tenant par la ceinture ou par les épaules (ce qui donne de belles images de bras se tenant, dans tous les sens), deux se détachent en se tenant par la main et en faisant passer un troisième sous ce pont tendu. Il y a de l’enfance dans ces prises de mains, dans la danse elle-même, alors qu’elle est structurée et sérieuse et pensée. C’est un mélange très curieux, intéressant.
Il y a des moments forts, des moments plus faibles où tous dansent seuls, où certains sont assis sur le côté et regardent les autres faire ( ça fait penser à la musique balinaise, avec ces coupures, ces reprises, mais aussi à de la musique et de la danse Souffi où un morceau s’arrête sans s’arrêter vraiment, il reste une base de rythme qui fait le lien, qui permet de rester dans le cérémonial).
Le tout est rythmé par deux percussionnistes qui jouent de la batterie (rock) sur scène, en accompagnant au plus près les danseurs.
C’est bien sûr très proche de cette danse Souffi, les mouvements (sauf la répétition jusqu’à la transe), les liens entre les danseurs, la percussion.
Ayant écouté cette musique Souffi, je ne peux m’empêcher de trouver la percussion présente manquant de richesse. Pour le coup (par rapport au commentaire précédant de « Logobi 05« ), la musique européenne est bien pauvre dans le rythme, trop binaire.
La danse peut aussi passer pour esthétisante au regard de la danse Suffi, codée, avec une histoire et une valeur de perte vers la transe ou simplement de perte de conscience du corps en tournant sur soi-même. C’est bien la représentation d’un corps lié à l’esprit qui est dans cette danse.

Ici, ne reste-t-il pas que la gestuelle et un semblant de rythme ?

 

 

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